Il s’agit d’une initiative qui a pour objectif de faire le fact checking et de vérifier la véracité des informations qui font le tour des réseaux sociaux et qui sont, souvent, à l’origine de la propagation d’un tas de fausses idées reçues responsables d’une terreur ou d’une négligence totale de la part des citoyens.

Les internautes, ces consommateurs de la (dés)information

Contacté par l’Actu 24, Ghassan Benchiheb, fondateur de l’initiative nous déclare avoir eu l’idée selon une approche participative et citoyenne dans le souci d’arrêter la propagation de ce virus.

« Je voulais aider mon pays à travers un domaine que je maîtrise et que j’exerce depuis 10 ans, à savoir la communication et le digital, je voulais commencer par moi-même et aider mon pays et mes concitoyens au lieu de me victimiser et d’attendre que l’Etat fasse toujours le premier pas  », nous a-t-il confié.

A en croire le fondateur de l’initiative, ses membres veillant volontairement sur sa réussite, se basent essentiellement sur la source de l’information, sur les documents officiels émanant des établissements à l’origine de l’information relayée.

L’équipe travaille sur des communiqués officiels, sur les avis et exerce le processus de sa vérification, en grande partie grâce à la recherche pouvant être exercée par l’internaute lambda, qui peut vérifier l’information depuis sa source au lieu de la relayer et de la partager sans recul aucun.

« Nous sommes face à un consommateur de l’information qu’il faut gérer », a-t-il ajouté.

Il convient de rappeler que les infox ont concerné nombre d’établissements, de départements ministériels, d’opérateurs téléphoniques, d’entreprises ainsi que de sites d’information sans épargner  l’Agence de Presse officielle (la MAP).

Les infox sont en effet diverses ; les plus relayées  ont concerné la 4G gratuite pour tous les utilisateurs de IAM, le nombre  de cas testés positifs au nouveau coronavirus ainsi que des mesures qui n’ont pas été réellement communiquées ni prises par les autorités concernées.

 Par moment, l’infox se confirme par elle-même, c’est souvent des informations illogiques

Réfuter des audios par des audios

Comme une sorte de  loi du talion « positive », l’équipe deTahaqaq ou Checkitfirst (vérifie d’abord) a estimé que les photos et les textes sur Facebook ou instagram ne sont pas capables à eux seuls d’éclairer les gens et de lutter contre ces fausses informations, ou du moins les atténuer, comme elle a constaté que les fake news sont plus courants via des audios qui ont généralement une plus large cible, c’est pour cette raison qu’elle a décidé de faire des audios pour les mêmes fins.

Ghassan Benchiheb a créé deux groupes whatsapp, dans lesquels personne ne peut publier des informations, c’est un espace où seule l’information vérifiée est partagée.

« Par moment l’infox se confirme par elle-même, c’est souvent des informations illogiques  concernant des établissements ou des entreprises qui ont des services de communication,  et où  l’information ne peut pas passer inaperçue ou ne pas être communiquée par les services en question », a-t-il ajouté. Et d’ajouter que  si tout le monde faisait un simple travail de recherche, nous ne serions pas arrivés là.

Notons que la page Facebook de l’intiative a atteint en moins de 24 heures  près de 1500 j’aime, idem pour les groupes whatsapp et le compte instagram qui connaissent de plus en plus une grande réactivité.