Cette tendance est particulièrement vérifiée par l’ancrage des attributs de la croissance, notamment au niveau sectoriel comme le signalent les derniers indicateurs disponibles au niveau de plusieurs branches d’activité. Hormis le secteur agricole et quelques branches du secteur industriel, notamment l’électronique et le textile, dont la contribution négative à la croissance demeure limitée, le reste des activités ont maintenu leur bonne orientation, affirment les analystes de la DEPF.

Au niveau des échanges extérieurs, la dynamique enregistrée au niveau des exportations à fin août n’a pas été suffisante pour empêcher le creusement de la balance commerciale, eu égard à l’évolution soutenue des importations pour faire face aux besoins continus de modernisation du tissu productif national. Pour ce qui est des Réserves Internationales Nettes, elles ont quasiment stagné à fin août pour se situer à près de 232 milliards de dirhams, soit l’équivalent de 5 mois d’importations de biens et services.

Dans un contexte d’amélioration des recettes ordinaires à un rythme supérieur à celui des dépenses ordinaires, les finances publiques ont, quant à elles, dégagé un solde ordinaire permettant de financer près du tiers des dépenses d’investissement. Le financement de l’économie est, pour sa part, avantagé par l’amélioration du rythme de progression des crédits bancaires à +5% à fin août (crédits à la consommation : +4% ; crédits à l’immobilier : +3% ; crédits à l’équipement : +2,8%). Toujours sur la même tendance, les indices boursiers MASI & MADEX ont été marqués par une évolution positive à fin septembre (+1,7% et +2%), souligne la note de conjoncture.

Concernant le pouvoir d’achat des ménages, la DEPF relève une légère hausse des prix à la consommation (+0,2% à fin août), une baisse du taux de chômage à 8,1% au T2-19 et un accroissement des crédits à la consommation (+4% à fin août).