Le président américain avait menacé la veille de suspendre le financement américain à l’OMS, l’accusant de prendre une position « très favorable à la Chine ».

« L’Organisation mondiale de la santé, avec des milliers de ses employés, est en première ligne, soutenant les Etats membres et leurs sociétés, en particulier les plus vulnérables d’entre eux, avec des conseils, des formations, du matériel et des services vitaux concrets dans leur lutte contre le virus », a tenu à rappeller le chef de l’ONU, dans une déclaration relayée par son porte-parole à New York.

Alors que la pandémie de coronavirus continue de faire des centaines de morts chaque jours à travers le monde, M. Guterres a souligné que l’OMS doit être soutenue, « car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le COVID-19 ».

« Ce virus est sans précédent de notre vivant et nécessite une réponse sans précédent », a insisté le Secrétaire général.

Le président Trump a estimé que l’OMS avait commis des « erreurs » dans sa stratégie contre le COVID-19, en particulier en s’opposant à sa décision de suspendre les voyages en provenance de Chine.

M. Trump faisait référence à la déclaration de l’OMS du 3 février selon laquelle il n’était pas nécessaire de restreindre largement les déplacements afin de stopper la propagation du nouveau coronavirus, apparu pour la première fois à Wuhan, capitale de la province chinoise du Hubei. L’administration Trump avait limité les voyages en provenance de la Chine vers les Etats-Unis quelques jours plus tôt.

L’OMS a plaidé mercredi en faveur de l’unité mondiale face à la pandémie de coronavirus, réitérant « son engagement indéfectible à servir tous les peuples du monde avec équité, objectivité et neutralité ».