Ces séances de travail seront suivies de réunions similaires avec d’autres syndicats, en vue d’une mobilisation générale des partenaires sociaux et économiques face aux effets à court et à moyen termes de la crise causée par la propagation de cette maladie à l’échelle planétaire, apprend-on d’une source à la CGEM. Lors des discussions axées sur les aspects sanitaire et économique, l’accent a été mis sur le renforcement de la communication et de la sensibilisation des travailleurs et des employés, outre le soutien de l’entreprise, la préservation de l’emploi et la mise en place de mesures à la hauteur de la situation pour les soumettre au gouvernement.

« Nous sommes des partenaires et notre destin est lié. Nous devons réfléchir de manière pragmatique à la problématique de la pandémie du coronavirus », a dit le président de la CGEM, Chakib Alj, qui était accompagné du vice-président, Mehdi Tazi, du président de la Commission sociale de la Confédération, Hicham Zouanat.

Le dialogue social est primordial, a-t-il soutenu, jugeant que cette situation « exceptionnelle » nécessite la prise de mesures « exceptionnelles ».

« Nous devons faire preuve d’une solidarité infaillible devant une situation qui peut durer un mois ou deux, voire plus », a renchéri M. Alj, estimant qu’au regard des statistiques mondiales, il s’avère nécessaire de prévenir et d’anticiper les éventuelles répercussions pour protéger aussi bien le salarié que l’entreprise.

Le secrétaire général de la Confédération démocratique du travail (CDT), Abdelkader Zair, a relevé que cette situation nécessite « une forte mobilisation pour faire face à ce virus, qui a des effets néfastes sur les plans sanitaire, économique et social ».

La CDT préconise de réunir les efforts de l’ensemble des parties concernées pour formuler les recommandations appropriées et d’examiner leur application. De son côté, le secrétaire général de l’Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Moukharik, a insisté sur l’importance de prendre des mesures « opérationnelles », d’autant que la conjoncture « nécessite une action concertée et solidaire pour en atténuer l’impact ».

La discussion et la concertation entre les employeurs et les syndicats « revêtent un intérêt particulier et permettront d’aboutir à des solutions efficaces », a-t-il considéré.