A l’issue d’une réunion extraordinaire par vidéoconférence des dirigeants des Vingt-sept, le président du Conseil européen, Charles Michel, a annoncé que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sont convenus d’appliquer une restriction temporaire des voyages «non essentiels» vers l’UE, pour une durée initiale de 30 jours, sur la base d’une proposition de la Commission européenne.

Cette mesure, qui doit être mise en oeuvre par les Etats membres, va entrer en vigueur «le plus rapidement possible», a relevé M. Michel.

Concernant la gestion des frontières intérieures de l’UE, le président du Conseil européen a mis l’accent sur la nécessité de garantir la libre circulation des marchandises et des biens essentiels tels que les produits alimentaires, ainsi que les équipements médicaux, conformément aux lignes directrices présentées par l’exécutif européen.

Par ailleurs, M. Michel a affirmé que les dirigeants des Etats membres, soutiennent les différentes initiatives prises par la Commission pour faire face aux conséquences économiques du Covid-19, telles que l’assouplissement des règles en matière d’aides d’État et la possibilité d’utiliser la flexibilité dans les budgets nationaux.

«L’Union et ses États membres feront tout ce qui est en leur pouvoir pour relever les défis actuels, rétablir la confiance et soutenir une reprise rapide, dans l’intérêt de nos concitoyens», a-t-il souligné.

M. Michel a, par ailleurs, réitéré le soutien des dirigeants européens aux efforts déployés pour soutenir la recherche sur le coronavirus, relevant la nécessité de renforcer le partage d’informations et de se pencher activement sur le développement d’un vaccin qui doit être mis à la disposition de tous ceux qui en ont besoin.

Déclarée vendredi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme désormais l’épicentre de la pandémie du Covid-19, l’Europe s’active pour parvenir à une réponse coordonnée pour faire face à la crise du coronavirus et atténuer son impact économique.

La Commission européenne avait ainsi annoncé lundi qu’elle va mettre à disposition 8 milliards d’euros pour venir en aide aux secteurs vulnérables de l’économie européenne. Elle va puiser cet argent des fonds qui ont déjà été versés aux Etats membres dans le cadre des Fonds structurels, mais qui n’ont pas été utilisés.

Sur cette base, la Commission espère mobiliser jusqu’à 29 milliards d’euros d’investissements, soit 37 milliards au total.

L’exécutif européen avait d’ailleurs promis une «flexibilité maximale» dans l’application des règles européennes sur les budgets des Etats, ce qui concerne en particulier leur déficit et la fameuse «règle des 3%».