Docteur en droit économique international et européen, professeure notamment de droit public à l’Université Mohammed V Agdal Rabat et présidente de l’Institut International de la Recherche Scientifique (Marrakech), Mme Roumate a été nommée par la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, aux côtés de 23 autres personnalités parmi « les plus grands experts mondiaux sur les défis sociaux, économiques et culturels de l’IA ».
Les membres de ce groupe sont chargés de rédiger des recommandations applicables au niveau international sur les questions éthiques soulevées par le développement et l’utilisation de l’IA, explique l’Unesco, ajoutant que le groupe comprend des femmes et des hommes issus de divers milieux culturels, originaires de toutes les régions du monde.
Il s’agit de « scientifiques et de professionnels de premier plan ayant une connaissance approfondie des aspects technologiques et éthiques de l’IA », dont Julie Owono Assevini (Cameroun), Catherine Tessier (France) et Jean-Philbert Nsengimana (Rwanda), relève-t-on.
Ils ont été nommés dans le cadre de la mise en oeuvre de la décision prise par les 193 États membres de l’Unesco lors de sa dernière Conférence générale en novembre 2019 de charger l’Organisation d’élaborer le premier instrument normatif mondial sur cette question fondamentale.
Lors de leur première réunion, prévue du 20 au 24 avril, ils commenceront à examiner les choix éthiques complexes auxquels le monde est confronté dans l’actuelle phase émergente de l’IA, note l’Unesco.
« Il est de notre responsabilité de mener un débat universel éclairé afin d’entrer dans cette nouvelle ère avec les yeux grands ouverts, sans sacrifier nos valeurs, et d’établir une assise mondiale commune de principes éthiques pour l’intelligence artificielle », a déclaré Mme Azoulay, citée dans le communiqué.
Ce groupe d’experts a été chargé d’élaborer un projet de texte qui sera présenté aux différentes parties prenantes aux niveaux national, sous-régional et régional afin de recueillir leurs commentaires d’ici l’automne prochain. Le texte sera ensuite soumis aux États membres de l’Unesco pour adoption lors de la prochaine Conférence générale prévue en 2021.