Jugés depuis dimanche 9 février par la Cour d’appel du tribunal militaire de Blida, à 50 km au sud d’Alger, Saïd Bouteflika, le général (Athmane) Tartag et le général (Mohamed Lamine) Mediene ont eu 15 ans de prison » pour complot contre l’armée et l’Etat, a déclaré à l’AFP Me Boudjemaâ Guechir.

Cet avocat, qui a assuré la défense de la quatrième co-accusée dans ce procès, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT, trotskiste), a indiqué que la peine de sa cliente avait été réduite à trois ans, dont neuf mois ferme, et qu’elle allait sortir.

Détenus depuis leur arrestation en mai 2019, les quatre accusés avaient écopé de 15 ans d’emprisonnement lors d’un procès éclair en première instance en septembre, devant le tribunal militaire de Blida, pour complot contre l’autorité de l’armée et de l’Etat.

Comme en première instance, le procès en appel s’est déroulé à huis clos et les journalistes sur place ont été tenus à l’écart de la Cour d’appel militaire, bouclée par un imposant dispositif de sécurité. Peu d’éléments ont filtré sur le déroulement de l’audience dimanche, durant laquelle les accusés ont été entendus.

Les avocats des trois accusés présents avaient plaidé l’acquittement. Le général Athmane Tartag, alias « Bachir », ancien Coordinateur des Services de sécurité, a refusé de se présenter dimanche et lundi devant la Cour et ses avocats étaient absents lundi, selon Me Farouk Kessentini, avocat du général Mediene, alias « Toufik ».