Pour répondre aux inquiétudes d’espionnage si les réseaux 5G sont construits avec de la technologie chinoise, certains ont proposé que les États-Unis « prennent le contrôle (du Finlandais Nokia et/ou du Suédois Ericsson) soit directement, soit à travers un consortium d’entreprises privées américaines et alliées » et « nos plus proches alliés et nous-mêmes devons certainement envisager cette approche activement », a dit M. Barr lors d’un colloque à Washington.

Washington mène une campagne active -voire agressive- pour tenter de convaincre ses alliés de ne pas laisser Huawei participer à la construction du réseau 5G dans leurs pays respectifs.

Malgré les démentis répétés de l’entreprise chinoise, leader dans cette technologie qui doit révolutionner la téléphonie mobile, Washington soutient qu’une technologie Huawei donnerait accès aux services de renseignement chinois à des données sensibles transitant par le réseau.

Les Américains ont essuyé un revers avec l’autorisation partielle accordée récemment par Londres -l’un des alliés les plus fidèles des États-Unis- d’utiliser de la technologie Huawei pour certaines parties du futur réseau 5G du Royaume Uni.

« Si la Chine assoit sa domination sur la 5G, elle sera capable de saisir les nouvelles opportunités qui se présenteront avec une très large palette de technologies émergentes, qui dépendront et seront intimement liées à la plateforme 5G », a insisté M. Barr, lors de ce colloque consacré aux risques que présente la Chine pour le reste du monde.

Selon M. Barr, une domination de la Chine dans ce secteur donnerait à Pékin des moyens de pression sans précédent sur les pays utilisant cette technologie.

« Le pouvoir dont disposent aujourd’hui les États-Unis avec les sanctions économiques serait bien pâle comparé aux moyens de pression sans précédent donnés à Pékin », a-t-il ajouté.