« La plus grande contribution des citoyens est de respecter les mesures entreprises par les autorités publiques », a-t-il souligné, en réponse aux interventions des membres de la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants lors de l’examen du projet de décret-loi 2.20.292 sur les dispositions relatives à l’état d’urgence sanitaire et aux procédures de sa déclaration pour lutter contre la propagation de la pandémie du Covid-19.

M. Laftit a relevé que l’interaction des citoyens et leur respect des procédures et des mesures entreprises par les autorités publiques sont susceptibles de protéger tout un chacun à l’avenir, appelant les citoyens à coopérer et à rester chez eux, sauf en cas de nécessité, à l’exception des personnes qui se rendent à leur travail.

Il a, dans ce sens, indiqué que le confinement demeure la seule solution pour enrayer cette épidémie, comme il a été prouvé dans certains pays, estimant que « les décisions prises aujourd’hui ne peuvent donner plein effet qu’après deux ou trois semaines ».

Afin de concilier confinement et maintien de l’activité économique, une attestation exceptionnelle de circulation en plus d’un document de travail ont été délivrés, a rappelé le ministre, notant à cet égard que cette mesure instaurée par les autorités doit être respectée par tout un chacun dans cette conjoncture actuelle.

Il a également affirmé que « nous devons être francs les uns avec les autres puisqu’il s’agit du destin de notre pays dont on est tous responsables », ajoutant que « l’objectif en ce moment est de trouver des solutions, chose à laquelle aspire le Maroc à travers le Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du coronavirus (Covid-19).

Le projet de décret-loi s’inscrit dans le cadre des mesures de prévention urgentes prises par les autorités publiques afin d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus – Covid-19.

Il offre un cadre juridique pour les autorités publiques en vue de prendre les dispositions appropriées et pour décréter l’état d’urgence sanitaire dans n’importe quelle région, préfecture, province ou commune, ou à travers tout le territoire national en cas de nécessité, chaque fois que la sécurité des personnes est menacée par une épidémie et que la situation impose des mesures urgentes pour les protéger de ces maladies et parer aux dangers qui découlent de leur propagation.