Alors qu’il  s’envolait à la ville lumière pour préparer une exposition avec un autre artiste photographe français, Hamza s’est retrouvé bloquer dans un hôtel de la place après avoir suspendu tous les vols entre le Maroc et la France suite aux mesures prises par les deux pays afin de stopper la propagation de Covid-19. Confiné mais inspiré, le jeune artiste a révélé à travers son objectif un autre aspect de cette pandémie ayant poussé les gens et les peuples à s’enfermer sur eux-mêmes.

A travers ses photographies, ses portraits et autoportraits, le photographe a mis les lumières non seulement sur la thématique de l’isolement mais aussi et surtout sur  l’altérité de nos jours  et  les relations interhumaines qui ont  chamboulées  bien entendu par l’ennemi invisible. Ipso facto, un artiste ne laisse pas ce moment phare de l’Histoire de l’homme des temps modernes passe inaperçu. Or, le regard certes de l’artiste est poignant, sensible et profond dans la mesure où il déconstruit les choses pour les reconstruire autrement avec une touche artistique et  une vision.

D’où la particularité de l’art ;  il résiste à tous les temps, il demeure. A Paris, dans sa chambre d’hôtel, le photographe a tissé d’abord un lien solide avec l’espace,  sa verve d’artiste et son instrument de travail à savoir son  appareil photo. Chaque autoportrait raconte une histoire, un état dame singulier et un temps éphémère éternisés par l’image, les images, les portraits et les autoportraits.

Par le bais de son «appel  de l’âme au temps Corona», thème d’ailleurs choisi pour son exposition qui aura lieu à Rabat après le déconfinement, l’artiste invite les mordus de la photographie à découvrir ses nouveaux travaux et repenser artistiquement la condition humaine en ces temps du confinement où le visage de l’humanité a été complètement changé.