«Nous simulons différents scénarios, notamment en tenant compte de la pandémie et son effet sur le PIB. Les prévisions du Fonds monétaire international prévoient une baisse d’au moins 3% du PIB mondial, tandis que les prévisions du RDIF sont beaucoup plus pessimistes, tablant sur une baisse de 7%, ce qui veut dire que pour la Russie la baisse du PIB sera d’environ 5%» a déclaré le responsable dans une interview au site d’information RBC.

M. Dimitriev a noté qu’il est trop tôt pour faire des prévisions sur le volume des investissements directs en Russie en 2020, ajoutant que «ce n’est pas seulement une question liée à l’économie russe, mais plutôt une question de disponibilité de fonds dans d’autres pays, qui sont actuellement affectés à la résolution des problèmes liés à la pandémie».

Rappelant que les investissements étrangers directs en Russie se sont élevés en 2019 à 32 milliards de dollars, le responsable a souligné que le RDIF a investi en 2019 environ 350 milliards de roubles avec des partenaires internationaux et qu’il prévoit de rester au moins au même niveau en 2020.

Réagissant à l’accord OPEP+ de baisse de la production et de ses effets sur le marché de pétrole, le responsable a relevé que l’accord fonctionne efficacement, comme en témoigne les prix du pétrole qui ont enregistré une hausse de 15 dollars, passant de 25 à 40 dollars le baril.

«Nous voyons déjà que des économies ont commencer à émerger des effets de la pandémie et que les marchés commencent à se redresser, et avec eux la demande du pétrole », suite à la décision de prolonger l’accord OPEP+ jusqu’au mois de juillet pour accompagner ce mouvement, a souligné M. Dimitriev.

Le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, avait indiqué début mai que le déficit budgétaire atteindra près de 4% du PIB russe dans le contexte de la pandémie de coronavirus.