« Compte tenu de l’impact mondial et continu du Covid-19, la tenue d’une COP26 ambitieuse et inclusive en novembre 2020 n’est plus possible », a détaillé le gouvernement sur son site internet, précisant que le sommet aura bien lieu dans la ville écossaise mais en 2021, à une date qui sera communiquée ultérieurement.

Cette décision a été prise par les représentants de l’ONU en matière de changement climatique, en accord avec le Royaume-Uni et ses partenaires italiens, précise le communiqué.

« Le monde est confronté à un défi mondial sans précédent et les pays se concentrent à juste titre sur la lutte contre le Covid-19. Pour cette raison, la COP26 est reportée », a expliqué son président Alok Sharma dans un tweet.

La secrétaire de l’ONU chargée du changement climatique, Patricia Espinosa, a pour sa part estimé que le « Covid-19 est la menace la plus urgente à laquelle l’humanité est confrontée aujourd’hui », appelant tout de même à ne pas « oublier que le changement climatique est la plus grande menace (…) sur le long terme », selon des propos cités dans le communiqué du gouvernement britannique.

Les ONG ont pour la plupart estimé que le report de cette conférence était nécessaire, au vu de la situation sanitaire mondiale.

« Reporter le sommet de l’UNU sur le climat est compréhensible », a déclaré Sebastian Mang de Greenpeace, prévenant tout de même que « cela ne change(ait) rien à l’obligation qu’a l’Union européenne de relever son objectif climatique pour 2030 avant la fin de l’année ».

L’association de lutte contre la pauvreté Oxfam a elle aussi jugé totalement « compréhensible » le report du sommet face à la pandémie. « Mais cela ne doit pas signifier que nous devons interrompre nos efforts vitaux pour répondre à une crise climatique qui menace déjà des vies », a prévenu sa directrice par intérim Chema Vera.

« Les gouvernements doivent éviter de répéter les mêmes erreurs que celles commises après la crise financière mondiale de 2008, lorsque les plans de relance ont provoqué un rebond des émissions » de CO2, a-t-elle ajouté.