Dans un communiqué, la Fédération a invité le Comité de veille économique à prendre d’urgence une série de mesures, à traiter les cas n’ayant toujours pas reçu l’aide financière et à réaliser l’équité en faveur des femmes de façon générale.

La FLDF a exprimé son appréciation quant aux diverses procédures et mesures déployées pour lutter contre les répercussions de la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus, aux niveaux sanitaire, économique et social, y compris le soutien financier aux familles, dans lequel les pouvoirs publics ont réalisé des progrès remarquables.

Toutefois, l’organisation féminine a relevé certaines « défaillances » dans la distribution de ces aides, relevant qu’elle avait dès le 6 avril estimé que les critères adoptés risquent d’exclure une large catégorie de femmes, en raison de la négligence de leur contribution réelle à l’économie domestique et à la gestion des affaires domestiques, souligne la même source.

La Fédération se base dans son constat sur des plaintes de femmes privées de l’aide financière pour diverses raisons, notamment l’analphabétisme numérique, le manque d’accès à l’information et aux moyens pour remplir et d’envoyer le formulaire, la difficulté de déplacement, la non possession pour certaines de Carte d’Identité Nationale notamment en milieu rural. L’ONG cite aussi les motifs du conflit conjugal, l’absence du mari Ramediste et la non déclaration à la CNSS de la part de l’employeur.

D’autre part, et dans le cadre du suivi et des interventions des ministères du travail et de la santé visant à protéger les travailleuses des unités de production, des usines et des entreprises, ainsi que les ouvrières agricoles, la Fédération a renouvelé son appel aux secteurs et établissements de tutelle pour renforcer le contrôle sur les unités industrielles et les zones agricoles employant les femmes, sans respect des conditions de sécurité sanitaire.

L’organisation féminine a également mis en exergue la nécessité de veiller à la mise en œuvre des procédures de stérilisation et de désinfection de toutes les unités de production industrielles, d’assurer la sécurité sanitaire des travailleuses au sein des véhicules de transport de personnel et de tirer des enseignements de cette crise sanitaire afin d’harmoniser les politiques publiques nationales et territoriales et de prioriser les droits fondamentaux des femmes dans les domaines de l’emploi, de la santé et de l’éducation.