Le divorce est une décision difficile aussi bien pour le mari que pour la femme. Si sur le plan juridique la Moudawana a tranché en facilitant les procédures, la société, elle, peine à accepter la situation. Chantage, vengeance et violence économique sont le pain quotidien des femmes divorcées. Zoom

Malgré l’évolution et la modernisation de la société, le divorce est encore mal perçu au royaume. Certes, la Moudawana a bousculé le dogme du divorce, et que les chiffres ont augmenté depuis, mais force est à constater que les lois ne sont applicables. Garde des enfants, pensions alimentaires, partage de bien, remariage de la femme divorcée sont entre autres les grandes lacunes du code de la famille.

A part les lacunes juridiques, la femme divorcée peine à trouver sa place dans la société. Loin des salons, des grandes villes et des classes aisées, la femme marocaine souffre de la stigmatisation et du regard de la société. Pour certains, elle est considérée comme une proie ou un «objet expiré».