« La prévention peut et doit jouer un rôle essentiel pour désamorcer le risque de créer une pandémie de corruption, à la suite de l’épidémie sanitaire liée au coronavirus », ont souligné les membres du réseau dans cette déclaration publiée sur les risques de corruption dans le contexte de pandémie mondiale.

L’épidémie du Covid-19 aura tendance à augmenter les risques de corruption car les États sont indéniablement confrontés à des situations d’urgence, ont estimé les membres du Réseau dont l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) assure la vice-présidence depuis janvier 2020. Selon la déclaration, « alors que des montants considérables sont injectés dans l’économie pour atténuer la crise aujourd’hui et dans un futur proche, les risques de corruption ne devraient pas être sous-estimés ».

Par conséquent, les régulateurs et les acteurs économiques sont appelés à envisager sérieusement et rapidement l’inclusion de dispositifs de prévention de la corruption dans leurs processus de décision et dans leur mode opératoire en cette période de gestion des crises sanitaire et économique, a-t-on précisé.

Ces décisions doivent prendre en considération une transparence accrue, par la publication et le stockage régulier et ordonné de données pertinentes, ouvertes à un examen immédiat et/ou ex-post de la part des institutions nationales anti-corruption, des professionnels qualifiés, des ONG actives dans le domaine et d’autres représentants de la société civile, selon le texte de la déclaration.

Les différents outils de prévention de la corruption dans une situation d’urgence, relève-t-on, devraient tenir compte également des procédures simplifiées et accélérées pour les marchés publics et privés, grâce à l’utilisation de déclarations sur l’honneur préliminaires, assorties de clauses de responsabilité accrue et d’audit ex-post, sans oublier une meilleure prise en compte du soutien et de la protection des dénonciateurs.

Lancé en octobre 2018, le réseau NCPA regroupant 24 pays membres vise à promouvoir la collecte, la gestion et l’échange systématiques d’informations, de renseignements et de bonnes pratiques entre les autorités anti-corruption.