« Si la liquidité du système financier doit être assurée, l’accent doit être mis avant tout sur la dimension humaine. Nous devons nous concentrer sur les personnes, maintenir les ménages à flot et les entreprises solvables, afin de protéger les emplois », a insisté M. Guterres lors de ce sommet tenu en visioconférence et organisé par l’Arabie Saoudite qui assure la présidence tournante du G20 qui réunit les principales puissances économiques mondiales.

Le Secrétaire général a fait remarquer que cela nécessitera une réponse mondiale de grande ampleur, saluant à cet égard l’injection de liquidités et le soutien social et économique dans les pays développés, avec un transfert direct de ressources aux particuliers et aux entreprises.

« Mais un plan de relance pour aider les pays en développement ayant les mêmes objectifs nécessite également un investissement massif », a-t-il souligné.

Pour cela, il estime nécessaire d’octroyer davantage de ressources au Fonds monétaire international (FMI) et à d’autres institutions financières internationales. Le chef de l’ONU juge également nécessaire une émission significative de droits de tirage spéciaux, des échanges coordonnés entre les banques centrales et des mesures pour alléger la dette, comme par exemple une dispense des paiements d’intérêts.

M. Guterres a ainsi jugé nécessaire de « travailler ensemble maintenant pour préparer le terrain à une reprise qui bâtira une économie plus durable, plus inclusive et plus équitable », en s’appuyant sur le Programme de développement durable des Nations-Unies à l’horizon 2030.