Le déficit budgétaire américain s’est creusé pour atteindre plus de 1.000 milliards de dollars au cours des onze premiers mois de l’exercice fiscal, a annoncé jeudi le département du Trésor, atteignant ce plafond pour la première fois depuis 2012.

L’augmentation des dépenses militaires, la hausse des charges d’intérêts sur la dette publique et la faiblesse des revenus au début de l’exercice ont contribué à faire augmenter le déficit de 19% d’octobre à août par rapport à la même période de l’année précédente.

Les dépenses gouvernementales ont grimpé de 7% pour atteindre 4.100 milliards de dollars, dépassant les recettes fiscales fédérales qui ont augmenté de 3%, pour atteindre 3.100 milliards de dollars.
Cela a porté le déficit total à 1.070 milliards de dollars jusqu’à présent pour l’exercice 2019, qui a débuté le 1er octobre, soit 4,4% du produit intérieur brut.
La dernière fois que les États-Unis ont enregistré un déficit budgétaire de cette ampleur au cours des onze premiers mois de l’exercice, c’était en août 2012, lorsque le déficit atteignait 1.160 milliards de dollars, une période au cours de laquelle les États-Unis sortaient encore d’une profonde récession.

Les déficits ont commencé à se résorber, après que les républicains et les démocrates eurent accepté de réduire les dépenses et de laisser expirer certaines réductions d’impôt.

13À l’heure actuelle, aucun accord de ce type n’est à l’horizon et les prévisionnistes tablent sur un déficit annuel de plusieurs milliards de dollars pour les décennies à venir.