En effet, le partenariat, officiellement signé ce week-end à Addis-Abeba entre la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et Standard Bank Group supprimera les obstacles structurels à l’investissement inclusif en Afrique.

le Fonds en question fournira du capital aux gestionnaires de fonds novices et expérimentées au soutien des objectifs de développement durable 5 (égalité entre les sexes) et 8 (travail décent et croissance économique) des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Un objectif de 100 millions de dollars

Plus de 20 millions de dollars ont été collectés pour le fonds, dont l’objectif actuel est plafonné à 100 millions de dollars.

En plus de participants du secteur privé, nombre de présidents africains ont apporté leur pierre à l’édifice en apportant quelques 500 000 dollars, chacun.

Le premier ministre Canadien, Justin Trudeau, lui, a promis 10 millions de dollars à l’Union africaine pour accroître la parité entre les sexes.

Selon Vera Songwe, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Secrétaire exécutive de la CEA, l’un des principaux objectifs du fonds est d’autonomiser les femmes dirigeantes financières qui stimuleront la croissance économique, la création d’emplois et la prospérité.

« Nous renversons la situation et faisons des femmes les décideurs de l’argent investissable en Afrique. Nous voulons que les femmes soient du côté de l’offre, pas seulement du côté de la demande », a-t-il ajouté.

Les femmes au premier rang
Les femmes gestionnaires de fonds recevront un déploiement de capitaux et investiront par la suite dans des entreprises détenues majoritairement par des femmes. Bien que le fonds soit sectoriellement relatif, les secteurs prioritaires seront l’éducation, la fabrication, les soins de santé, l’énergie propre et l’agriculture. De plus, une assistance technique aux gestionnaires de fonds et aux entrepreneurs sera offerte dans le cadre de l’initiative. Cela va du renforcement des capacités, du mentorat direct à l’exploitation de la technologie dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Notons que parmi les dirigeants mondiaux qui ont assisté au lancement officiel de ce fonds d’investissement, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutteres, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, la présidente d’Ethiopie, Sahle-Work Zewde, l’ancienne présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf était, ainsi que nombre d’anciens chefs d’État africains.