«Nous n’excluons pas la possibilité que cette ouverture puisse se faire de manière asymétrique, car la désescalade est asymétrique», a déclaré à la radio nationale la ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, Arancha González Laya.

La ministre a, dans ce cadre, souligné que le plus important est de déterminer les critères qui vont permettre cette ouvrture, notant que l’exécutif va examiner cette question avec les partenaires européens.  «On peut imaginer une ouverture asymétrique de la mobilité au sein de l’espace Schengen, mais le plus important n’est pas cela mais les critères», a-t-elle expliqué, précisant que la Commission européenne autorise, dans ses recommandations, une réouverture des frontières uniquement entre les régions, dans des «conditions sûres».

Mme González Laya a précisé que ces conditions doivent être convenues entre les partenaires européens, car «si chaque pays décide de ses critères, cela entraînera probablement un exercice de discrimination et l’espace Schengen sera fragmenté».

À noter que l’Espagne est entrée le 14 mai dans son troisième mois de confinement prévu jusqu’au 7 juin. Le pays a entamé le 4 mai un déconfinement «progressif», qui doit s’étaler jusqu’à fin juin.