L’année dernière les envois de fonds vers les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire avaient atteint le montant record de 554 milliards de dollars, soit plus de trois fois le montant de l’aide publique au développement, un chiffre supérieur à celui des investissements directs étrangers, relève l’organisation mondiale.

Or, cette année, les secteurs économiques qui emploient des travailleurs migrants, tels que le tourisme, l’hôtellerie et l’agriculture sont les plus durement touchés par les restrictions dues à la pandémie du Covid-19, de sorte que nombre de migrants sont en situation de sous-emploi ou sans emploi.

L’ONU estime qu’environ 200 millions de migrants à travers le monde envoient régulièrement de l’argent dans leur pays d’origine et soutiennent ainsi 800 millions de membres de leurs familles qui, dans le monde en développement, dépendent de ces ressources.

Selon le Fonds international de développement agricole (FIDA), la fermeture des services et agences d’envoi de fonds pendant la période de confinement a encore plus altéré la capacité des migrants d’envoyer de l’argent à leur famille.