La police new-yorkaise (NYPD) a indiqué lundi que certaines des arrestations sont liées aux actes de pillage qu’a connu la ville, où plusieurs vitrines de magasins de luxe ont été fracassées par les manifestants dans la nuit de dimanche, notamment à Soho, Herald Square, et le Diamond District à Midtown. Les façades de plusieurs magasins étaient barricadées, notamment le long des grandes avenues marchandes de la ville.

Les manifestants ont aussi jeté des bouteilles en verre contre les policiers, blessant au moins sept parmi eux et vandalisant une douzaine de véhicules de police.

Samedi, la ville avait aussi connu une nuit très agitée avec de violents affrontements entre manifestants et policiers qui ont fait des dizaines de blessés, entrainé des centaines d’arrestations et des dégâts matériels considérables, dont plus d’une cinquantaine de voitures de police incendiées.

Le maire de New York, Bill de Blasio a estimé que pendant le pic des manifestations samedi soir, entre 5.000 à 6.000 personnes avaient battu le pavé à travers la ville.

Des manifestations largement pacifiques ont toutefois eu lieu durant la journée de samedi et dimanche dans plusieurs quartiers de New York, mais une fois la nuit tombée, les manifestants ont été infiltrés par des anarchistes et des pilleurs violents venus pour la plupart de l’extérieur de la ville, selon la police et les médiaux locaux.

Les manifestations à New York font partie d’une vague de manifestations dans des dizaines de grandes villes à travers les Etats-Unis, déclenchées par une vidéo capturant les derniers moments de la vie de George Floyd, un afro-américain tué lors de son interpellation musclée par des policiers blancs à Minneapolis.

La vidéo montre un des policiers s’agenouiller sur son cou durant plusieurs minutes, alors que M. Floyd était menotté et maitrisé sur le sol. L’enregistrement diffusé par les chaines de télévision et sur les médias sociaux montre également qu’avant de perdre connaissance et succomber, George Floyd répétait aux policiers qu’il ne pouvait plus respirer. Une phrase reprise en refrain par les milliers de manifestants descendus dans les rues à travers tout le pays pour décrier la violence policière et le racisme dans un pays toujours hanté par son passé de discriminations et de violences raciales.