Au micro de l’Actu 24, Mahi Binebine nous rapproche de son onzième Roman, «Rue du Pardon» qui lève le voile sur l’image réductrice dont souffre la Cheikha dans la société marocaine. A travers son roman, Mahi Binebine voulait ôter à la Cheikha cette étiquette de prostituée et voulait donc la représenter en tant qu’artiste accomplie.

Rue du pardon revient sur l’histoire tragique  d’une Cheikha de 14 ans qui a fugué de chez elle pour vivre de son art en suivant une ancienne Cheikha qu’elle prenait pour modèle, c’était son idole, sa diva.

Des djellabas moulantes, des rouges à lèvres éclatants, Mahi Binebine a intégré, à travers son roman, le monde à la fois coloré et sombre de ces Cheikhates qui mettent en avant la quintessence d’une société hypocrite.

Artiste de la plume jusqu’au bout du pinceau, Mahi Binebine évoque ses toiles qui représentent pour lui une forme de catharsis lui permettant de se remémorer des années de plomb dont les séquelles émergent par moments dans ses peintures, à travers des silhouettes ligotées, fragmentées et des couleurs criardes.