Le chef de l’exécutif a indiqué qu’une reprise des activités industrielles va de pair avec la stratégie du gouvernement « qui veille à assurer un approvisionnement normal du marché national et une relance de l’activité économique et son accélération ».

Pour ce qui est des aides accordées par le Fonds de gestion de la pandémie, Saad Dine El Otmani a rappelé, dans son discours, la plate-forme destinée à recevoir les plaintes des personnes n’en ayant pas bénéficié, en indiquant que quelque 149.000 personnes recevront leurs aides après l’Aid à travers le déploiement d’unités bancaires mobiles.

Dans la foulée, le chef de l’exécutif a tenu à préciser que le nombre de réclamations relatives aux aides financières ne dépassent pas les 7.000.

Il convient de noter que les laissés pour compte de l’exposé du chef de l’exécutif daté du 18 mai, étaient les marocains bloqués à l’étranger, lors de la séance plénière du mercredi 20 mai, Saad Dine El Otmani est revenu sur ce point qui fâche en ressassant les données désormais courantes concernant la prise en charge de ces marocains par les consulats et les ambassades des pays d’accueil ainsi que par les cellules de suivi au sein de ces mêmes établissements. « Le gouvernement travaille sur tous les scénarii de rapatriement tout en pensant à endiguer le virus. Il n’y a pas que les marocains bloqués à l’étranger, il y a aussi ceux bloqués au sein du territoire national qui n’arrivent pas à se déplacer de région à région ; c’est en quelque sorte le résultat des répercussions  du confinement », a rétorqué le chef de l’exécutif.

Saad Dine El Otmani n’a pas manqué de remettre sur le tapis le projet de loi 22.20, ou le projet « bavette », et rejette ainsi toutes « les critiques faites dans ce sens », vu que le Projet de loi en question n’a pas été soumis au Parlement et qu’une Commission technique formée à cet effet est en train de l’examiner pour prendre en compte les remarques faites à ce propos afin de le soumettre après à une commission ministérielle pour approbation. Le chef de l’exécutif estime que le « retard » de soumission à l’hémicycle, doit être plutôt « salué ».

Ainsi, le chef de gouvernement a rappelé les différentes mesures et conditions épidémiologiques et logistiques inévitables pour la préparation du déconfinement, allant d’un système sanitaire solide à un élargissement et une intensification du dépistage en passant par toutes les autres mesures barrière.