« Personne ne m’a briefé, ou n’a briefé le vice-président Mike Pence ou le chef de cabinet Mark Meadows sur les soi-disant attaques sur nos troupes en Afghanistan par les Russes », a écrit M. Trump sur Twitter.

« Tout le monde le nie et il n’y a pas eu beaucoup d’attaques contre nous », a-t-il ajouté, en s’en prenant pour la énième fois aux « médias bidons ».

Vendredi, le New York Times, citant des responsables du renseignement américain, a rapporté qu’une unité d’espionnage russe avait secrètement offert des primes aux insurgés liés aux Taliban l’année dernière pour le meurtre des forces de la coalition américaine en Afghanistan, y compris des troupes américaines.

Selon les responsables, le président Trump avait été informé des renseignements et les États-Unis ont développé une série de réponses possibles à cette importante escalade russe, y compris des efforts diplomatiques et de nouvelles sanctions, mais la Maison Blanche n’a autorisé aucune d’entre elles. L’information a ensuite été rapportée également par le Washington Post et le Wall Street Journal.

La Maison Blanche a, pour sa part, nié que le président ou le vice-président aient été tenus informés.

De son côté, le nouveau directeur du renseignement national, John Ratcliffe, a déclaré que « l’article du New York Times et les suivants sur une prétendue réunion (à la Maison Blanche) sont inexacts ».

La publication de cette révélation a soulevé un tollé de critiques, notamment par l’opposition démocrate.

L’ancien vice-président et candidat démocrate à la présidentielle de novembre, Joe Biden a attaqué le président Trump samedi pour avoir omis de punir la Russie sur sa possible implication dans cette affaire.

« Non seulement il n’a pas sanctionné ni imposé aucune sorte de conséquences à la Russie pour cette violation flagrante du droit international, Donald Trump a poursuivi sa campagne embarrassante de déférence et de dévalorisation devant Vladimir Poutine », a déclaré M. Biden dans un événement de campagne en ligne.

Que le président Trump « ait été briefé ou pas, son administration savait », a relevé, pour sa part, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, sur la chaîne ABC News.

Si Trump ne ment pas, cela implique que son administration a choisi de ne pas l’informer et cela montre qu’elle « est soucieuse de ne pas évoquer la Russie » avec lui, a-t-elle relevé.