Le quotidien estime que « Skhirat 2 » pourra baliser la voie à la réalisation des objectifs escomptés, en l’occurrence « l’unification des forces armées en Libye et la formation d’un nouveau gouvernement capable de fédérer toutes les parties libyennes ».

Le journal fait observer, dans ce sens, qu’au cours des deux dernières années, plusieurs conférences sur la Libye ont été tenues à la fois en Europe et au Moyen-Orient, mais au final, l’accord politique de Skhirat de 2015 reste le « seul accord juridiquement acceptable » dans ce pays d’Afrique du Nord.

Cet accord conclu entre les différentes parties libyennes est toujours considéré comme une « constitution », écrit la publication.

En revanche, poursuit le journal, le document issu de la conférence de Berlin est « un échec total », notant qu’après l’échec de l’initiative menée par l’Allemagne, qui était censée revitaliser le rôle de l’Europe en Libye, le Maroc va maintenant donner un nouvel élan au dossier Libyen, en droite ligne de son rôle important dans toute l’Afrique du Nord.

Après avoir relevé que ces derniers jours, le Maroc a relancé son rôle de médiateur pour combler le fossé entre les parties libyennes, le journal rappelle que l’envoyé du président du Parlement libyen, Abdelhadi Lahouij, a eu vendredi dernier des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita et a souligné à la presse après ces entretiens que le Maroc est en mesure, avec d’autres pays, de jouer un rôle dans la recherche d’une solution durable à la crise libyenne.

Le journal rappelle que les représentants des institutions dans l’Est de la Libye ont exprimé leur gratitude au Maroc pour son engagement dans le dossier libyen, tout en insistant que l’accord signé à Skhirat est un cadre crédible pour la résolution de la crise libyenne.