« DABA O DIMA » est créée par des artistes marocains, aux rythmes festifs et aux paroles engagées.

Pendant le confinement, plusieurs ONG ont alerté les autorités nationales et les média et sensibilisé le public sur l’ampleur des violences faites aux femmes. Cette crise sanitaire a accentué les discriminations; elle a rendu visibles des inégalités qui préexistaient et qui se sont aggravées.Cependant, un changement social est né. Il a démontré une facette positive de la société marocaine : celle du partage des tâches et des responsabilités entre les femmes et les hommes au sein des familles. Des actions individuelles, indépendantes,partagées sur les réseaux sociaux, ont prouvé l’évolution des mentalités et l’engagement des hommes pour l’égalité.

Ainsi, Quartiers du Monde s’engage à son tour à porter ce message contre les inégalités femmes/hommes à travers la chanson «DABA O DIMA». Cet hymne vient rappeler que les hommes doivent prendre leur part de responsabilité sans jugement et considérer leurs actions comme une norme. Parce qu’il est essentiel, aujourd’hui et pour toujours, de chercher à améliorer le bien-être, le bonheur, l’amour, la santé et la sécurité de toutes les personnes de la famille, et de diminuer la panique liée à la crise sanitaire, les discriminations, la pression et les violences faites aux femmes et aux enfants. «DABA O DIMA» est une promesse de la coresponsabilité des hommes au sein du foyer, pour permettre à la nouvelle génération, de s’approprier une nouvelle vision du partage entres les femmes et les hommes.

Faire basculer les stéréotypes 

Au cours de ces derniers mois de confinement, des hommes, toutes catégories sociales confondues, se sont engagés, notamment sur les réseaux sociaux, à faire basculer les pratiques et les stéréotypes sur les rôles assignés aux femmeset aux hommes. Certains en témoignent :

«Moi je mets les couches au nouveau- née, je lui donne son bain, elle dort avec moi… Nous avons des jumelles, chacun de nous s’occupe d’un bébé. Je n’ai aucun problème à assurer ces tâches». Témoigne un jeune papa de Salé.

«Notre génération a changé d’attitude par rapport aux générations qui nous ont précédé. La société n’est plus aussi patriarcale qu’auparavant. On est plus sensibilisé sur ce genre de questions via les médias sociaux. Ceci dit il y aura toujours des commentaires mal placés envers les hommes qui apportent de l’attention et de l’aide à leur femme enceinte mais je m’en fous, je suis libre de faire ce que je veux chez moi» témoignage d’un jeune homme de Fkih Ben Saleh.