La notion du viol conjugale est incomprise au Maroc. Des milliers de victimes se font violer par leur mari dans le silence absolu. Les bourreaux se justifient par des hadiths douteux qui prétendent que «Si l’homme appelle sa femme au lit et qu’elle refuse, les anges la maudissent jusqu’au matin». Pourtant, notre théologien Ahmed El Boukili rejette formellement cette notion. Selon lui une relation basée sur l’amour et l’affection ne peut pas en aucun cas créer ce désir d’oppression et d’humiliation.

Humiliées par leur mari mais aussi par leurs familles et par la société, ces femmes n’osent même pas porter plainte vu que la loi ne reconnaît pas le viol conjugal.

Plusieurs associations ont fait de ce sujet leur cheval de bataille, et luttent pour que justice soit faites. C’est le cas de Fouzia Assouli, présidente de  la fédération de la ligue démocratique des droits des femmes qui ne cesse de défendre ces femmes et leur porte aide et assistance.

En attendant la criminalisation du viol conjugal, les femmes victimes continuent de se soumettre aux désirs charnels de leurs conjoints au nom d’Allah, de la société et du devoir conjugal.