L’intervention télévisée du président américain mercredi soir sur la réponse de son administration à l’épidémie semble ne pas avoir apaisé les inquiétudes des investisseurs concernant le ralentissement économique engendré par la pandémie du Covid-19.

Le Dow Jones Industrial Average, indice de référence de la bourse de New York, a ainsi reculé de plus de 2.000 points, ou 8,7%, jeudi matin, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont tous deux chuté de près de 8%.

Des pertes importantes lors des premières heures des échanges ont déclenché le mécanisme du disjoncteur du marché, qui arrête les échanges pendant 15 minutes pour empêcher les actions de chuter librement et donne aux investisseurs une chance de réévaluer. Cependant, les actions ont continué de chuter, même après l’arrêt des échanges.

Le marché américain a également accusé des pertes importantes mercredi, 29 des 30 actions du Dow Jones ayant subi des pertes et les 11 secteurs du S&P ayant chuté d’au moins 3%.

Les déclins se sont accélérés après que l’OMS ait déclaré l’épidémie mondiale de coronavirus une pandémie, et exprimé sa «profonde préoccupation» par la «propagation et la gravité» du virus et par «des niveaux alarmants d’inaction».

Il s’agit d’une semaine volatile à Wall Street qui a vu ses actions plonger lundi pour récupérer une grande partie de leurs pertes le lendemain avant de replonger de nouveau mercredi.

L’indice de volatilité Cboe, une mesure de turbulence étroitement surveillée des actions américaines, était proche de son plus haut niveau en un an, mercredi.